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4ème dimanche du temps ordinaire, année : A

Le dimanche 1er février 2026

Eglise saint Yves, Rospez, Notre-Dame des Fontaines.

Evangile : Matthieu 5,1-12

« Heureux ! », voilà un mot qui fait rêver !  Qui ne cherche pas le bonheur ?

Mais pour beaucoup de gens, le bonheur réside dans la satisfaction immédiate de tous nos désirs.  L’homme pense être heureux quand il a tout ce qu’il veut.

Mais en regardant de près, cette logique est difficilement réalisable.

Tous les hommes et les femmes vivent dans un monde fait de moments de joie et de paix, mais aussi un monde avec des épreuves à traverser.

Personne ne vit, sans un jour rencontrer des épreuves, des échecs, des problèmes de santé, des manques, la maladie, un deuil. La joie n’est pas toujours au rendez-vous !

Avant de chercher le bonheur, il faut, je pense, commencer par faire un constat réaliste sur notre vie, sur notre monde ; sinon, notre recherche de bonheur sera une simple évasion.

Malheureusement, certaines personnes, pour échapper aux réalités difficiles de la vie, cherchent à s’évader par la consommation d’alcool, de la drogue, dans la défonce, les comportements à risques.

Dans le texte d’Evangile, Jésus nous propose un chemin, des chemins de bonheur : 9 ! ; Non pas hors du temps, hors des réalités humaines, mais à partir de ce que nous pouvons rencontrer dans la vie.

Ce n’est un bonheur désincarné que nous propose Jésus.

Le texte d’Evangile nous parle de la pauvreté, des conflits, des pleurs, de l’injustice, des problèmes relationnels, des guerres, des persécutions à cause de notre foi en Jésus Christ.

Des réalités que nous pouvons rencontrées dans la vie, mais que Jésus nous invite à traverser avec un autre regard !

Paradoxalement, pour Jésus, le bonheur est pour celui qui accepte les imperfections, les manques.

Le bonheur est pour celui qui n’est pas satisfait du monde tel qu’il est aujourd’hui, et qui cherche des chemins pour le rendre plus juste et plus humain.

Le bonheur pour Jésus est pour ceux qui ont compris que les richesses matérielles ne comblent pas l’homme. Le matérialisme et le consumérisme ne rendent pas les gens heureux !

Le bonheur est pour celui qui sait prendre des distances vis-à-vis de la volonté de dominer.

Le bonheur est pour celui qui est miséricordieux, c’est-à-dire celui qui cherche à comprendre et à accepter les autres avec leurs qualités et leurs défauts. Etc.

On peut penser que ce programme que nous propose Jésus est un peu utopique !

Avant de nous donner cette charte du bonheur, Jésus lui-même l’a vécue.

Les 9 béatitudes que nous venons d’entendre, nous donne en quelque sorte le « portrait-robot » de Jésus Christ.

Jésus a vécu la pauvreté du cœur, il a été « doux et humble de cœur », il a ouvert son cœur à la souffrance des autres, il a pardonné aux pécheurs, etc.. Et c’est lui qui nous invite tous à entrer dans sa joie, dans le bonheur d’une vie réussie !

Là où règne la passion de posséder, que nous mettions l’humilité et la simplicité de vie.

Là où le force domine, que nous mettions de la douceur, du dialogue, le sens du service.

Là où chacun se ferme dans l’indifférence, que nous osions la compassion, la solidarité.

Là où la course à la consommation fait des repus, que nous gardions le goût de la sobriété.

Là où la vengeance explose, que nous ayons le courage de la réconciliation et du pardon.

Là où les valeurs morales sont troubles, que nous osions témoigner de la beauté d’une vie selon l’Evangile.

Là où la violence fait rage, que nous osions croire à la justice qui ouvre les chemins de la paix.

Là où règne l’indifférence religieuse, qui nous soyons témoins en paroles et en acte, de la joie de croire.

Demandons au Seigneur, dans cette eucharistie, de nous donner la force de son Esprit, pour prendre, à sa suite, le chemin du bonheur, le chemin d’une vie bonne, le chemin de la vie éternelle.  Amen.