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Actes des Apôtres (9,26-31)
Saint Jean (3,18-24)
Saint Jean (15,1-8)
28/04/2028

Les textes d’aujourd’hui m’inspirent 3 mots : confiance, fidélité, solidité.

 

Confiance : confiance en l’Eglise, confiance pour l’Eglise. Autrement dit, confiance en Dieu.

Confiance en l’Eglise, alors que nous avons vite fait de douter et de critiquer. Quand un nouveau pape est élu, quand un nouvel évêque est ordonné, un nouveau curé nommé, le 1er réflexe est-il de l’accueillir ? Ou plutôt de se poser des questions : il était où ? Qu’est-ce qu’il a fait ? Comment est-il ? Rappelez-vous ce qu’on a dit du cardinal Ratzinger, le « panzer cardinal », qui a pourtant été un pape plein de sagesse et de bonté. Gardons confiance en l’Esprit Saint qui nous donne les pasteurs dont nous avons besoin.

Confiance pour l’Eglise, la pauvre. Elle est malmenée, chahutée même de l’intérieur, critiquée et menacée de l’extérieur. Sa parole dérange, elle est contestée, quand elle n’est pas tout simplement ignorée. Nous en savons quelque chose avec les projets de loi actuels en France.

Eh bien ! Tout cela, ce n’est pas nouveau. Dans les Actes des apôtres, saint Luc trace une image idyllique des premiers chrétiens, qui n’avaient qu’un seul cœur et une seule âme. La 1ère lecture montre que, dès le début, l’Eglise est divisée, soupçonneuse : qu’est-ce que c’est que ce Paul, le grand ennemi ? Il se serait converti ? Ce n’est pas une entourloupe ? Et qu’est-ce qu’il vient prêcher aux juifs de langue grecque ? Une nouvelle religion ? Méfiance, méfiance.

Au contraire, aujourd’hui, faisons confiance : Dieu a confié l’Eglise à des hommes qui, dans l’histoire, ne se sont pas toujours conduits correctement, malheureusement, à certains qui l’ont trahi ou combattu au début. Mais elle est toujours là, debout, parce qu’il lui donne son Esprit. Confiance. Dieu guide l’Eglise malgré les fautes des hommes.

 

Fidélité : fidélité à l’Evangile, à la Parole de Dieu qui nous demande de croire que Jésus est son Fils et d’aimer. Pas seulement nous aimer les uns les autres, entre chrétiens du même club, non : aimer sans distinction. Aimer concrètement, « pas avec des paroles et des discours », dit saint Jean. Un exemple concret : y aurait-il à Lannion deux catégories de personnes qui font la manche ? Ceux et celles qui se trouvent à la porte des églises et ceux et celles, parfois plus mal fagotés ou avec leurs chiens, à la porte des magasins ? Les uns comme les autres ont droit à un sourire, une parole ; s’ils sont assis par terre, s’accroupir pour leur parler. Ils ont tous en eux une vérité profonde : ils sont tous des êtres humains, certains plus abimés que les autres. Agissons envers eux fidèlement à la Parole de Dieu, « par des actes et en vérité. »

 

Solidité : Vous avez vu les vignobles en hiver, quand ils n’ont plus de feuilles. Des ceps tordus, noueux, un peu creux par endroits ; ils semblent bien secs. Et pourtant ce sont ceux-là qui nous donneront les raisins. Parce qu’ils ont des racines ; elles se sont enfoncées entre les cailloux, dans la terre nourricière, et c’est par elles que la sève montera dans toute la plante. Jésus n’est pas « comme » ces ceps, nous dit-il : il est LE cep, LA vigne. Les blessures que nous lui infligeons par nos fautes n’y font rien : il est fort, il est solide. Ses racines plongent loin dans l’amour : l’amour de son Père, l’amour de ses frères. Si nous voulons avoir en nous cet amour de Dieu, nous devons rester bien fixés au cep. Sinon notre cœur devient sec, nous sommes tout juste bons à alimenter les flammes de l’enfer. Jésus est solide. Dieu est solide. Avec Dieu, nous pouvons tenir solidement dans la vie qui ne nous épargne pas les épreuves.

 

Confiance, fidélité, solidité en Dieu, grâce à Jésus Christ, avec l’Esprit Saint ; Gloire à toi, Seigneur !